
« Ma pratique artistique peut être considérée comme un acte de récupération culturelle. Il s’agit de renouer avec un patrimoine dont l’accès a été partiellement entravé par les réalités politiques, l’exil et le déplacement. La récupération de cette mémoire à travers la création artistique devient ainsi un acte politique. »
1. BIOGRAPHIE
Rayan Yasmineh est diplômé des Beaux-Arts de Paris et de la Villa Arson à Nice. Son œuvre s’approprie librement les codes de l’histoire de l’art, oscillant délibérément entre la perpétuation de la tradition et la transgression des conventions. Dans ses portraits, il mêle la culture moyen-orientale, les mythes mésopotamiens et l’iconographie à des identités occidentales contemporaines. Ses peintures allient une profusion de détails ornementaux et de couleurs chatoyantes à une construction magistrale des lignes et des plans.
Pour lui, la physicalité de l’œuvre et les processus qui y ont conduit sont tout aussi importants que le sujet lui-même. Cette approche conceptuelle s’inspire du mouvement d’avant-garde français Support/Surfaces, qui a repensé la place de l’art dans la société et a formellement déconstruit et examiné les composantes matérielles de la peinture. Yasmineh fait également référence à la déclaration de Maurice Denis selon laquelle un tableau est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs disposées dans un certain ordre. Sa pratique fait revivre la tradition des jardins exubérants de la miniature persane, caractérisés par une abondance d’éléments, l’association d’un dessin précis et de couleurs pures. Cependant, il considère également ces miniatures comme des représentations de la réalité conscientes d’être des représentations, contournant ainsi l’aniconisme islamique.
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Rayan Yasmineh trouve dans les mythes anciens un terrain d’entente entre de nombreuses civilisations et un moyen de les relier entre elles. Il s’intéresse à la manière dont ces mythes s’articulent avec les conflits et à la façon dont ils peuvent conditionner notre perception de la réalité aujourd’hui. En introduisant des références anachroniques, contemporaines et issues de la vie quotidienne au sein de la profusion de détails ornementaux issus du patrimoine oriental, ou en utilisant la peinture à l’huile à la manière des grands maîtres flamands, il entremêle des techniques et des représentations de mondes supposés opposés. Yasmineh mêle des éléments issus de sa réalité quotidienne — qui ancrent le spectateur dans l’aspect factuel du tableau — à des accents picturaux qui font écho au mythe. « L’expression de cette double iconographie dans mon œuvre est la manifestation d’une identité plurielle, à la fois arabe et européenne, qui rompt avec l’opposition supposée entre les concepts d’Orient et d’Occident. »
Ses œuvres ont été présentées dans des institutions telles que la Villa Médicis, à Rome (2025) ; Les Abattoirs, à Toulouse (2023) ; le MOCO, à Montpellier (2023) ; l’Institut des Cultures d’Islam, à Paris (2022) ; les Beaux-Arts de Paris (2022) ; et Poush Manifesto, à Paris (2021). Il a reçu le prix Mezzanine Sud, le prix Lefranc Bourgeois, le prix Carré sur Seine et le prix collectif Hatvany. En 2021, il a remporté, aux côtés de Nils Vandevenne, l’appel à projets du ministère de la Culture pour une commande publique dans le cadre du projet Camus.
2. SÉLECTION D’ŒUVRES
3. PROGRAMMATION À LA GALERIE
4. PROJETS INSTITUTIONNELS
MO.CO, 2026
Louvre-Lens, 2026
Villa Medicis, 2025
Les Abattoirs, 2023
« Comment évoquer l'Orient, et la Palestine en particulier, sans reproduire les schémas orientalistes hérités du passé ? »
« Mon intention est de revisiter les codes de la peinture orientaliste en proposant une lecture contemporaine de la masculinité, qui se démarque des représentations traditionnelles. »
5. VIDÉOS
2025
Rayan Yasmineh – Rencontre avec le Zéphyr
mor charpentier
2021
2020 Lauréats de l’appel à projets du ministère de la Culture Beaux-Arts de Paris






























