
KADER ATTIA
La valise oubliée
36e BIENNALE DE SÃO PAULO
BRÉSIL
EXPOSITION COLLECTIVE
06.09-15.12.2025
Ne manquez pas La Valise oubliée de Kader Attia, à l’affiche jusqu’au 15 décembre 2025 à la 36e Biennale de São Paulo.
L’artiste franco-algérien Kader Attia (né en 1970 à Dugny, France) est reconnu depuis longtemps pour une pratique multidisciplinaire ancrée dans la pensée décoloniale. Sa démarche, fondée sur la recherche, confronte les séquelles du colonialisme et développe la notion de « réparation » comme moyen de guérir les objets, les corps, les mémoires et les représentations, résistant à l’effacement tout en imaginant de nouvelles formes de soin.
À l’occasion de cette édition de la Biennale, Attia présente La Valise oubliée (2024), une installation vidéo qui entrelace les histoires individuelles et collectives de la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962). Prenant la valise comme une puissante métaphore du passé dévoilé et de l’avenir à écrire, l’œuvre se déploie à travers différentes valises liées à l’artiste français et sympathisant algérien Jean-Jacques Lebel, à la penseuse féministe décoloniale Françoise Vergès et à la mère de l’artiste. D’une lettre secrète confiée à Lebel par le Front de libération nationale algérien à un album photo ayant appartenu à Jacques Vergès (l’oncle de Françoise Vergès, qui a défendu les militants algériens), en passant par des photographies intimes de la mère d’Attia, ces objets évoquent des souvenirs à la fois profondément personnels et chargés d’histoire. Ensemble, ils font émerger les innombrables hommes et femmes anonymes qui ont résisté à l’oppression coloniale, tissant des récits de famille, de résistance et de mémoire collective. Comme dans une grande partie de l’œuvre d’Attia, La Valise oubliée met en scène un souvenir fantomatique de la violence coloniale tout en suggérant une réparation par le biais d’actes de mémoire. C’est à la fois une méditation sur la perte et la résilience, et une invitation à se souvenir de ce qui a été démembré.
Crédits photos : © Natt Fejfar / Fundação Bienal de São Paulo
