
« Je m’intéresse aux sciences humaines, à l’histoire et à ses effacements, ainsi qu’à l’histoire de la photographie elle-même, à ses usages et fonctions sociales… Mon travail sur un ensemble spécifique d’images m’amène à enquêter sur leurs origines, leur destin et les raisons de leur existence. »
1. BIOGRAPHIE
Le travail de Rosângela Rennó se caractérise par la réappropriation de journaux, de vieux albums de famille, de diapositives, d’images mises au rebut trouvées dans des marchés aux puces, des archives ou des dossiers classés. Intéressée par « la manière dont le système tente systématiquement d’effacer les liens avec le passé », elle souhaite mettre en lumière les protagonistes anonymes et méconnus de la société qui, dans les photographies vernaculaires, en disent souvent bien plus sur la condition humaine que les photographies à vocation artistique. Se distinguant par ses présentations innovantes et politiquement engagées, elle s’approprie et transforme des documents photographiques d’archives en compositions de plus grande envergure, souvent sous la forme d’installations ou de livres photographiques.
Son approche artistique se traduit par une exploration systématique du temps et de la relation entre mémoire et oubli, qui transparaît également dans les changements sociaux et psychologiques qui transforment la réminiscence. Elle joue avec l’imperfection de la mémoire et de la photographie, toutes deux fragmentaires et approximatives par rapport à l’expérience vécue.
Rennó a participé à de nombreuses manifestations internationales telles que les Rencontres d’Arles (2023), en tant que lauréate du prix Women in Motion ; la 3e Biennale de la photo de Pékin (2018), Video Brasil (2018), le 23e Festival PhotoBiennale au Musée de la photographie de Thessalonique, en Grèce (2018), BIENALSUR, à Buenos Aires (2017-2019), la Triennale de Paris (2012), la 4e Biennale de Moscou (2011), la 12e Biennale d’Istanbul (2011), la Biennale de São Paulo (1994-1998-2010), la 50e Biennale de Venise – Pavillon brésilien (2003) et la 2e Biennale de Berlin (2001). En 2021, la Pinacothèque de São Paulo a présenté une grande rétrospective de son œuvre, retraçant plus de trois décennies de sa carrière.
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Son œuvre a récemment été présentée dans des institutions internationales telles que le MoMA – Museum of Modern Art de New York (2023), le Musée du Quai Branly à Paris (2020), le Jeu de Paume à Paris (2020), l’Institute of Contemporary Arts de Singapour (2019), le Museu de Arte Moderna de São Paulo (2013, 2016 et 2019), le Griffith University Art Museum, en Australie (2018), le Centre Pompidou (2010-2015), le Museum of Contemporary Art de Chicago (2014), Fondation Cartier, Paris (2014), Wexner Center for the Arts, Université d’État de l’Ohio (2014), Centro Cultural Banco do Brasil, Rio de Janeiro (2013), Maison européenne de la photographie, Paris (2012), Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne (2012), Fotomuseum de Winterthur (2012), Tate Liverpool (2011), Fondation/Collection Jumex, Mexico (2010), Musée Guggenheim, New York (2010), Centre de la photographie, Genève (2010). Ses œuvres font partie de nombreuses collections de musées internationaux, notamment : l’Art Institute of Chicago, à Chicago ; la Colección Cisneros, à Caracas et à New York ; le musée Guggenheim, à New York ; le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, à Madrid ; la Tate Modern, à Londres ; le MoMA, à New York ; le Centro de Arte Contemporânea Inhotim (CACI), à Belo Horizonte ; et le Museu de Arte Moderna de São Paulo.
2. SÉLECTION D’ŒUVRES
3. PROGRAMMATION À LA GALERIE
4. PROJETS INSTITUTIONNELS
Museum of Fine Arts Boston, 2025
Grote Kerk Breda, 2024
Jeu de Paume, 2020
Jeu de Paume, 2020
Instituto Moreira Salles, 2018
Fondation Cartier, 2017
Istanbul Biennial, 2016
Sao Paulo Biennial, 2016
The Photographers Gallery, 2016
Wincerthur, 2012
« L'histoire se construit bien davantage à partir des moments marqués par un manque d'informations et d'images que des moments qui ont été bien documentés. »
« Lorsque l’image d’une photographie est à peine perceptible, elle oblige le spectateur à s’approcher pour en examiner la surface… Je compte sur la capacité du spectateur à puiser dans ses propres souvenirs afin de « compléter » ce qu’il ne peut en réalité pas « voir » sur cette surface. »
5. VIDÉOS
2023
WOMEN IN MOTION – Rosângela Rennó, Les Rencontres d’Arles
KERING
2016
Rosângela Rennó – Inducer of Shared Paths
CdF Montevideo
2016
Rosângela Rennó on Rio-Montevideo
The Photographers’ Gallery
2011
Interview with Rosângela Rennó
CdF Montevideo























