
« Je pense que le langage artistique offre un moyen d'aborder l'expérience historique à travers des questions symboliques — des questions qui relèvent des images elles-mêmes et de ce qu'elles renferment, plutôt que du contenu historiographique proprement dit. »
1. BIOGRAPHIE
La pratique artistique de Voluspa Jarpa découle d’une analyse minutieuse d’archives et de documents déclassifiés qui recèlent des récits cachés. Au fil des ans, elle a travaillé sur des documents secrets relatifs à la Guerre froide, et dans ses recherches plus récentes sur la construction de l’hégémonie, elle intègre des sources historiques telles que des pamphlets misogynes du XIXe siècle, des publications sur l’hystérie ou encore des études consacrées à l’exposition de personnes non blanches dans des « zoos humains ». En travaillant sur la matérialité des archives — qu’elles soient textuelles ou visuelles —, Jarpa attire l’attention sur les mécanismes de construction du régime hégémonique, qui dissimulent souvent une soumission brutale. Le genre, la race, la classe sociale, voire des zones géopolitiques entières, se façonnent à travers ces liens et ces tensions culturels, symboliques et politiques. Son travail propose une réflexion sur la nature des archives, de la mémoire et de la notion sociale et psychologique de traumatisme.
Voluspa Jarpa a présenté d’importantes expositions personnelles, notamment « ISOLITUDINE », à la Fondazione Merz, à Turin (2022) ; « Sindemia », au Musée d’art moderne de Bogotá (2021) ; « Miradas Alteradas », au Musée national des Beaux-Arts de Santiago du Chili (2020) ; « Cuerpo político : archivos públicos y secretos », à la Galerie Gabriela Mistral de l’Université du Chili (2017) ; « En nuestra pequeña región de por acá » au MALBA, à Buenos Aires (2017) ; ou encore « L’effet Charcot » à la Maison de l’Amérique latine à Paris (2010). Elle a participé à de nombreuses expositions internationales, notamment : « Altered Views », pavillon chilien à la 58e Biennale de Venise, en Italie (2019) ; BIENALSUR, à Riyad et à Buenos Aires (2019) ; « Artists & Agents – Performance Art and Secret Services », au HMKV, à Dortmund, en Allemagne (2019) ; « Proregress », 12e Biennale de Shanghai (2018) ; « Parapolitics : Cultural Freedom and the Cold War », à la Haus der Kulturen der Welt, à Berlin (2017-2018) ; « The Arcades : Contemporary Art and Walter Benjamin » au Jewish Museum, New York (2017) ; « Resistance Performed – Aesthetic Strategies under Repressive Regimes in Latin America », au Migros Museum, Zurich (2016) ; « La No-Historia », Biennale du Mercosur, Porto Alegre, Brésil (2011 – 2015) ; 31e Biennale de São Paulo, Brésil (2014) ; « L’expérience artistique de l’histoire », à l’Université d’État de Rio de Janeiro (2013) ; 12e Biennale d’Istanbul (2011) ; et « Dislocation » au Kunstmuseum de Berne, en Suisse (2009), entre autres.
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Ses œuvres font partie de collections prestigieuses, notamment celles du MALBA à Buenos Aires, de la collection Engel à Santiago du Chili, de la Fondation LARA à Singapour, de la Fondation Kadist à San Francisco et à Paris, de la collection Rabobank à Eindhoven (Pays-Bas), du Museo de Artes Visuales à Santiago du Chili et du Blanton Museum of Art à Austin (Texas).








