« À l’instar des romans ou des poèmes, mon travail reste centré sur les espaces intermédiaires, ces sous-entendus qui permettent à des images belles, inquiétantes ou émouvantes de prendre forme de manière unique dans l’imagination de chaque spectateur. »

« Laisser les objets s'exprimer d'eux-mêmes, permettre à leurs histoires de s'entremêler et aux spectateurs de s'imprégner du mystère d'indices interconnectés — en créant juste ce qu'il faut de fragilité ou d'incertitude pour laisser aux spectateurs la possibilité d'aborder l'œuvre à partir de leurs propres perspectives et de leurs propres histoires… tout cela reste pour moi des enjeux fondamentaux et urgents. »

« Ma démarche a toujours été résolument analogique et je m’appuie sur la matérialité des objets, en tant que vecteurs d’expérience, pour insuffler à mes projets un sentiment d’histoire incarnée. J’ai toujours décrit ce type de matériau comme possédant les qualités d’une histoire présupposée. C’est une sorte de présence qui me permet de jeter les bases d’un examen nécessaire du passé — comme moyen de mieux comprendre le présent, afin de me projeter dans l’avenir. »