
MALO CHAPUY
Memorabilia
PARIS
SOLO SHOW
23.11.2024-16.01.2025
1. TEXTE DE L’EXPOSITION
Malo Chapuy transforme l’iconographie antique pour explorer les thèmes contemporains de la fiction spéculative et post-apocalyptique. Il revisite l’esthétique gothique, à la croisée de l’architecture brutaliste, afin de dépeindre un monde en mutation, au bord de la sacralisation et de la destruction. Mêlant symboles médiévaux et fragments d’une histoire réinventée, ses œuvres offrent un voyage unique dans un passé fictif et un avenir incertain, menacé par des cataclysmes écologiques. Ses créations énigmatiques et poétiques donnent vie à des objets sacrés perdus dans les méandres d’un avenir incertain.
À mi-chemin entre pastiche et allégorie, ses peintures interrogent la fragilité de notre civilisation à travers des scènes empreintes de mysticisme et de contemporanéité, alliant la rigueur technique des maîtres anciens à un regard critique sur notre époque. Ses œuvres sont empreintes d’un anachronisme subtil : il transpose objets contemporains et préoccupations écologiques dans un cadre iconographique du passé. Ses références vont de Piero della Francesca à Le Corbusier, en passant par l’œuvre photographique de Bernd et Hilla Becher, pour créer des compositions où bâtiments modernes, friches industrielles, moulins à vent et châteaux d’eau délabrés se fondent dans des paysages bibliques, évoquant des scènes gothiques. Cette dissonance entre éléments anciens et modernistes évoque l’ombre d’une catastrophe écologique ou d’un avenir post-humain. Ainsi, on découvre un vaisseau spatial flottant dans un ciel dévasté, inspiré de la Jérusalem céleste et rappelant une arche moderne, réservée à quelques élus, tandis que des scènes d’adoration s’invitent dans des paysages contemporains.
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Ses compositions sont des reliques fictives, patinées et craquelées, où chaque détail invite à une double lecture. Des artefacts d’une époque imaginaire prennent vie : des matraques modernes deviennent des sceptres royaux ornés comme des épées ducales, des paysages médiévaux se mêlent à des ruines industrielles et des scènes bibliques évoquent des dystopies. Se décrivant lui-même comme un « faussaire d’antan », Malo Chapuy fabrique ses propres cadres, recouvre ses fonds de feuilles d’or et crée ses couleurs à partir de pigments tels que le lapis-lazuli, utilisés en leur temps par des maîtres admirés. Ces anachronismes soigneusement orchestrés interrogent notre rapport au passé et portent un regard critique sur les enjeux écologiques et sociaux actuels.




